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Source Kevin MacDonald (Race as a biological reality and social construct)

J’ai été agréablement surpris de voir un article sur un site internet radical qui exprime quelque chose de positif à propos des approches biologiques sur l’ethnicité, citant Frank Salter et moi. (Jay Knott, “Invention, Imagination, Race, and Nation,” rédigé sur Dissident Voice). Quelques commentaires :

Shlomo Sand : Je ne sais pas comment quiconque peut prendre au sérieux Sand étant donné le fait qu’il rejette toutes les données sur la génétique des populations juives. Mais Knott a raison :

Sand accepte que son travail n’ait aucune influence sur le nationalisme israélien ni sur l’identité juive au niveau mondial. Pourquoi donc? Si vous exposez une illusion, ne devriez-vous pas vous attendre à ce que plusieurs personnes l’abandonnent et vous remercient?

C’est un bon point. L’ethnocentrisme juif est légendaire : j’utilise le terme « hyper-ethnocentrisme » pour le décrire (vous trouverez ici quelques exemples contemporains se déroulant en Israël). C’est un sujet qui va au-delà de toute discussion rationnelle et qui réclame une explication biologique. Les arguments rationnels de Sand, peu importe leur mérite, ne vont pas persuader les rabbins convaincus que les non-juifs sont une forme de vie inférieure.

L’éthique de l’ethnocentrisme : Knott accepte le fait qu’il y ait une biologie de l’ethnocentrisme, mais la perçoit comme immorale. En élaborant un l’on tient compte de la manière que l’Australie blanche a été fondée, il n’est pas éthique de tenter de s’opposer à l’accueil des réfugiés qui tentent de s’y installer.» Et il poursuit en notant que :

Le professeur américain en histoire de l’évolution Kevin MacDonald est aussi un homme de droite. Son ouvrage « Evolutionary Strategies of Ethnocentric Behavior » suggère que les « « affiliations ethniques sont extraordinairement robustes » et que ceci est le résultat du fait que l’identité raciale est bénéfique au point de vue biologique pour les gènes qui la cause.

Mais la notion que l’identité raciale soit adaptive n’implique pas qu’elle soit moralement justifiable, pas plus que de vouloir accepter le fait évident que l’hétérosexualité est plus adaptive que l’homosexualité ait une quelconque conséquence sur le point de vue d’un individu sur les droits des gais.

D’un point de vue évolutif, l’idéalisme moral est une idée très dangereuse, car elle peut très bien mener à l’altruisme et la mort évolutive. Un idéalisme moral qui résulte en une immigration de masse est évidemment un cul-de-sac évolutif. L’évolution est un jeu qui attribue à la personne qui refuse d’y participer une défaite instantanée.

La réalité est que les blancs sont la seule population qui ont développé un idéalisme moral : c’est selon moi, un trait unique de la culture individualiste occidentale où les groupes sont moins construits sur la base des liens de parenté que sur la base de l’idéologie et de la réputation morale (voir ici, p. 14ff). Les blancs sont fortement encouragés à agir sur la base des idéaux moraux des élites occidentales du monde académique et médiatique. Mais un idéalisme moral qui ne tient pas compte la nature humaine et qui continue à faire la promotion de l’ethnocentrisme chez les non-blancs peut très bien se conclure en un désastre moral : par exemple, les millions de morts en URSS qui ont été tués à travers la poursuite d’un idéal moral supérieur d’une société sans classes.

L’esprit du temps multiculturel actuel, tel qu’il se base sur l’idéalisme moral et sur les images idéalisées de la nature humaine, peut souffrir d’une fin similaire [comme celles des sociétés qui se sont basées sur l’idéalisme utopique marxiste]. Alors qu’il n’y a aucun doute sur le fait que l’idéologie du multiculturalisme soutenu par des contrôles sociaux importants peut se solder en un phénomène de conformisation et d’internalisation de l’idéologie, il y a une quantité suffisante de preuves empiriques qui suggère qu’elle se base sur une science inadéquate, comme le marxisme, et qui peut dès lors souffrir d’un même destin. Une découverte qui a souvent servi d’exemple est que, étant donné les liens rapprochés de parenté et de culture, les sociétés homogènes au point de vue ethnique sont plus enclines à investir dans le capital social pour la société au complet (par exemple, les programmes sociaux, les soins de santé universels) (p. ex. Salter 2005). Les sociétés multiculturelles sont dès lors plus enclins à avoir des conflits puisque différents groupes tentent d’influencer les politiques publiques à leur avantage tout en tentant d’éviter de contribuer aux biens publics. De plus, Putnam (2007) a démontré que l’homogénéité ethnique est associée à une plus grande solidarité sociale, et à un capital social plus élevé, de même qu’à un sentiment de confiance entre les gens et à une participation politique accrue. Dans les sociétés multiculturelles, la confiance (même envers les gens de sa propre race) est plus basse, l’altruisme et la coopération se font plus rares, et le nombre d’amis diminue. (“Evolution and a Dual Processing Theory of Culture: Applications to Moral Idealism and Political Philosophy”)

Malgré la longue histoire des conflits religieux et ethniques entre les groupes, l’Occident s’est embarqué sur le chemin officiel de la promotion de niveaux élevés d’immigration de différents groupes ethniques autour du monde. Les prévisions démographiques dans plusieurs pays occidentaux, incluant les États-Unis, montrent que le résultat direct de ces politiques fera en sorte que les populations traditionnelles de ces régions seront minoritaires dans les sociétés dominées par leurs ancêtres, et même si ces ancêtres ont dominé le territoire pendant des milliers d’années comme dans le cas de l’Europe. Et ce phénomène se produit même si plusieurs pays autour du monde sont plongés dans des conflits qui résultent des différences religieuses et ethniques. Présentement, la guerre civile de Syrie est un bon exemple, les sunnites contre les chiites, et au sein de ces groupes élargis se retrouvent des groupes ethniques particuliers, comme les alaouites, les Arabes, les Kurdes, les Druzes et les Assyriens. La minorité alaouite a été persécutée pendant des siècles par une majorité sunnite. Ceci créé une situation instable où le conflit ethnoreligieux est propice, avec des conséquences horribles pour le côté perdant. Étant donnée la situation, personne ne devrait être surpris qu’il y ait une guerre civile qui fait rage en Syrie ou que les Alewites vont combattre jusqu’à la fin pour garder le pouvoir, car ils connaissent les conséquences dans le fait de devenir une minorité ethnique dominée par les autres groupes ethnoreligieux. En effet, il a été souvent rapporté que le slogan au sein des rebelles est « Les Chrétiens à Beyrouth, les Alaouites au cimetière. » Dans le contexte d’un tel conflit, le spectre de l’expulsion ou du génocide peut apparaître.

L’idée qui veut que l’Occident puisse être à l’abri de tels conflits alors que ses sociétés se fractionnent de plus en plus est magique, voir utopique. C’est une chose de penser qu’un groupe peut s’engager dans une croisade d’idéalisme moral, comme le mouvement populaire qui a aboli l’esclavage au 18e et 19e siècle en Angleterre, lorsque le groupe n’a aucune force d’opposition. Mais c’est tout autre chose lorsque l’idéalisme moral est exploité de sorte à déposséder les blancs et les placer dans une position très vulnérable vis-à-vis des autres groupes.

Une tendance dominante qui résulte du multiculturalisme est que les sociétés occidentales deviennent maintenant de plus en plus organisées sur la base de la race. Comme les Juifs qui n’écoutent pas Shlomo Sand, les blancs aux États-Unis et d’ailleurs ne se comportent pas complètement comme le prescrivent les élites médiatiques et académiques. Lorsque j’étais plus jeune, les partis politiques étaient formés sur la base de la classe (p. ex. aux États-Unis, les blancs de la classe ouvrière votaient pour les démocrates, alors que les classes professionnelles et du monde des affaires votaient pour les républicains). L’affiliation politique est désormais de plus en plus déterminée par l’identité raciale. Lors des élections de 2012, 80% de non-blancs ont voté pour le parti démocrate et près de 65% de blancs ont voté pour le parti républicain. Ces tendances se constatent chez les deux sexes et dans toutes les catégories d’âge, mais un peu moins chez les jeunes hommes et femmes blanches. Ceci veut dire qu’une grande portion de blancs de la classe ouvrière et de la classe moyenne ont voté pour le parti républicain même si ce parti a historiquement été associé au parti des professionnels et du monde des affaires alors que le parti démocrate a toujours été le parti de choix pour les blancs de la classe ouvrière. En général, le pourcentage de blancs qui votent pour les républicains a augmenté de 1.5% à chaque cycle électoral de 4 ans malgré la détérioration de leur situation économique (voir ici).

Malgré l’idéalisme moral utopique d’une société sans classes et dépourvu de divisions ethnoraciales, les États-Unis se dirigent dangereusement vers un futur extrêmement racialisé.

La culture est importante : Knott m’attribue le point de vue que l’ethnocentrisme a une solide base génétique et que ceci est la fin de l’histoire. Loin de là. Sinon, pourquoi aurais-je voulu écrire un livre s’intitulant The Culture of Critique, où le message est que la culture créée par les intellectuels et les activistes politiques juifs est néfaste pour les blancs? Les blancs n’auraient aucun problème si l’ethnocentrisme était préprogrammé dans nos cerveaux et imperméables aux influences de nos élites hostiles. Mon point de vue peut être résumé comme suit :

  1. Les visions conflictuelles de la culture sont à la source de la manière dont le jeu de l’évolution est joué par la culture académique et médiatique de l’Occident (voir ici).
  2. Il existe plusieurs mécanismes biologiques différents sous-jacents à l’ethnocentrisme, incluant les processus d’identification sociale et les mécanismes de similarité génétique (voir ici).
  3. Toutefois, ces mécanismes peuvent être supprimés par des processus supérieurs du cerveau responsable du traitement explicite des messages culturels (voir ici), créant comme résultat un sentiment de culpabilisation ressenti par plusieurs blancs lorsqu’ils s’identifient à leur propre race et poursuivent des intérêts ethnoraciaux (voir ici). De plus, la structure de récompense et de punition de l’Occident a été saisie par des élites multiculturelles, de sorte que les blancs ont tout à gagner en se rangeant du côté du système qui les dépossède à cause des perspectives de récompenses personnelles en s’y intégrant (voir ici). Malgré cet ensemble de forces puissantes tentant de contrôler l’ethnocentrisme des blancs, comme noté plus haut, la racialisation de la politique américaine et à travers l’Occident poursuit son chemin.
  4. À travers un traitement explicite, nous pouvons décider de découper le paysage racial de la manière qui convient pour la poursuite de nos intérêts politiques et génétiques ( voir lien in #2 au-dessus, p. 74ff). Les groupes ethnoraciaux sont des ensembles flous dans lesquels ses frontières sont fluides et soumises à des constructions sociales. Pour un euro-américain, il fait beaucoup plus de sens de s’identifier à d’autres personnes qui peuvent retracer leurs origines jusqu’en Europe, mais en excluant les Juifs étant donné la longue et inhabituelle histoire d’hostilité et de méfiance entre les Juifs et d’autres groupes et aussi parce qu’une bonne partie de leur bagage génétique provient du Moyen-Orient. D’un autre côté, ce serait une stratégie peu efficace de m’identifier en tant qu’américain d’origine écossaise puisqu’un groupe si petit a beaucoup moins d’influence politique dans une Amérique multiculturelle que la catégorie « euro-américaine ».
  5. Comme nous le rappelle Frank Salter, les distances génétiques entre les groupes humains forment la base de la sélection naturelle et que le groupe ethnoracial d’un individu est un immense réserve d’intérêts génétiques comparativement à d’autres groupes. C’est la réalité biologique fondamentale sous-jacente à tout ceci. Mais la manière dont nous nous comportons sur la base de cette information n’est pas du tout déterminée par les données génétiques. Nous, les Européens, devons nous définir d’une façon qui puisse être stratégique, en utilisant les facultés mentales de production culturelle du traitement explicite. Nous devons établir des affirmations explicites sur l’identité raciale et des affirmations explicites sur nos intérêts raciaux. Aucune autre stratégie n’aura de succès dans la prévention de la dépossession des euro-américains.

Les blancs comme M. Knott peuvent décider de ne pas participer au jeu [de l’évolution] mais de participer plutôt à la poursuite des différentes visions d’idéalisme moral. Mais si les tendances actuelles se poursuivent, le résultat sera que les blancs dans toutes les sociétés traditionnellement européennes vont devenir une minorité parmi d’autres groupes, dont plusieurs ayant des rancoeurs historiques. (Ici, un activiste noir fait la promotion d’une plus grande immigration afin d’accroître le mouvement du « Black power »). Il est très probable que ces sociétés du futur vont être confrontées à des conflits chroniques entre les différents groupes ethnoraciaux.

La réalité est que, malgré les insinuations d’idéalisme moral par plusieurs gauchistes, l’esprit du temps multiculturel actuel est soutenu beaucoup plus par l’avarice corporatiste et une haine pour la société blanche traditionnelle que par un amour pour l’humanité. C’est une sorte d’idéalisme moral suprême qui suppose qu’une société créée par de telles haines puisse mener vers un avenir harmonieux dépourvu de conflits et débarrassé des identifications ethnoraciales. Nos enfants vont nous condamner en regardant les photos et images de l’Amérique d’avant 1965, en se demandant comment des gens si intelligents et honnêtes ont pu abandonner si naïvement leur héritage.

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