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Ce qui suit est la traduction d’un texte qui évoque les manipulations des données d’un « chercheur scientifique» qui a œuvré dans l’anthropologie en ayant un agenda politique plutôt que d’être à la recherche de vérités désintéressées. L’agenda politique de Gould et de Franz Boas (voir ici, discuté dans un article semblable rédigé plus tôt) était de discréditer les recherches génétiques prouvant qu’il existe des différences raciales au niveau physique, particulièrement sur la grosseur des crânes. Leur argument n’est pas de dire que les différences sont inexistantes, ils sont plutôt obsédés à prouver que c’est l’environnement qui agit sur les corps humains et que l’héritage génétique n’est donc pas pertinent.

En 1978, une publication scientifique de Gould (1941-2002) affirmait que les études de Samuel George Morton (1799-1851), un « physicien de renom de Philadelphie », avait commis des erreurs de mesure sur les 1000 crânes de sa collection considérée comme le « Golgotha américain » provenant de toutes les parties du monde afin qu’elles soient compatibles avec ses croyances racistes. Cette découverte a conduit Gould a rédiger son ouvrage le plus connu, The Mismeasure of Man, où il émet une critique contre le racisme scientifique.

« Morton est désormais considéré comme l’exemple canonique de la malhonnêteté scientifique. Mais est-ce que Morton a réellement trafiqué ses données? », telle est la question que pose une étude PLoS Biology dirigée par l’anthropologue Jason Lewis de l’Université de Stanford. « Est-ce que l’étude des variations humaines et inévitablement biaisée, comme l’a affirmé Gould, ou bien est-ce que des résultats objectifs sont atteignables, comme Morton a tenté de le faire? »

Ainsi, l’équipe de recherche a remesurer les crânes collectés par Morton, aujourd’hui propriété du Musée d’archéologie et d’anthropologie de l’Université de Pennsylvanie à Philadelphie.

En somme, ils ont trouvé que Morton avait bel et bien commis des erreurs dans les mensurations des capacités crâniennes (il avait d’abord rempli les crânes avec des graines et plus tard avec des billes de plombs afin de mesurer la dimension des cerveaux). Mais les erreurs étaient aléatoires. Ces erreurs aléatoires n’ont pas favorisé une théorie raciale qui attribuerait une grandeur de cerveau plus importante chez les blancs que les autres races.

« Partant du fait que l’ouvrage de Gould a été critiqué pendant si longtemps, je suis un peu surpris de voir qu’il a fallu autant de temps pour effectuer une étude comme la nôtre afin d’écrire cet article », affirme Davin Pindle de l’Université du Texas et auteur de Stephen Jay Gould and the Politics of Evolution. « Les gens qui détestent le travail de Gould vont probablement le détester encore plus après cet article. Les gens qui l’adorent vont plutôt endosser ses points de vue. »

[…]

De plus, les chercheurs ont trouvé que Gould a produit des erreurs dans son analyse de l’étude de Morton. « L’analyse des affirmations de Gould révèle que ses critiques sont mal corroborées et falsifiées, » ils concluent :

Samuel George Morton, dans les mains de Stephen Jay Gould, a servi de manuel de la malhonnêteté scientifique pendant près de 30 ans. Le cas de Morton a été utilisé par Gould comme l’argument majeur pour sa déclaration que « les manipulations inconscientes ou peu perceptibles sont probablement endémiques dans les sciences, les scientifiques sont des êtres humaines enracinés dans des contextes culturels et non pas des automates orientés vers la vérité extérieure ». Depuis ce temps, cette vision a obtenu une grande popularité dans les « études des sciences ». Mais nos résultats falsifient l’hypothèse de Gould voulant que Morton aurait manipulé ses données de manière à les conformer à ses points de vue a priori. Les données recueillies par Morton sur les capacités crâniennes sont généralement fiables, et il les a toutes rapportées. En somme, nous trouvons que la réputation initiale de Morton en tant qu’objectiviste de son époque est bien méritée.

By Dan Vergano

USA TODAY

9 June 2011

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3 réflexions sur “Les charlatans de l’anti-racisme : Stephen Jay Gould

  1. « les manipulations inconscientes ou peu perceptibles sont probablement endémiques dans les sciences, les scientifiques sont des êtres humaines enracinés dans des contextes culturels et non pas des automates orientés vers la vérité extérieure »
    Le feu revient chez le pyromane

    • J’ajouterais même (je travaille dans la science, j’en sais quelque chose), que tout ce qui est reconnu comme « intelligent », donc la science, les milieux artistiques et créatifs, etc., se doit par défaut d’être bien-pensant. Il s’agit là d’un facteur d’acceptation sociale. Au sein des labos comme des milieux artistiques, culturels ou médiatiques, n’est reconnue intelligente que la parole bien pensante, l’autre est invariablement reconnue comme ignorante, trop rapide, faible et animale, et ainsi humiliante et décrédibilisée, même lorsque les évidences sont là.

      • J’ai des gens autour de moi qui travaillent dans des milieux qui ne semblent pas être affectés par la politique, comme le sont les sciences sociales par exemple, et pourtant ce sont elles aussi des personnes qui ont tendance à « gauchiser » leur point de vue sur l’évolution, la biologie, les ethnies.

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