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Kevin MacDonald

Une étude qui sera publiée en septembre dans la revue académique (avec comités de lecture) Current Directions in Psychological Science va au-delà de la notion bien connue que la majorité des psychologues sociaux sont gauchistes (“Survey shocker: Liberal profs admit they’d discriminate against conservatives in hiring, advancement“).

Les psychologues Yoel Inbar et Joris Lammers, établis à l’université Tilburg aux Pays-Bas, ont mené un sondage assez représentatif auprès des universitaires et des chercheurs en psychologie sociale et ont trouvé que « dans les décisions qui vont de la révision d’articles à l’embauche, plusieurs psychologues sociaux admettent qu’ils appliqueraient une discrimination contre les collègues ouvertement conservateurs ».

Plus d’un tiers des répondants ont affirmé cette idée. Une personne interrogée a écrit que si les membres du département « venaient à savoir qui était conservateur, ils s’assureraient de ne pas l’embaucher. »

De manière générale, plus la personne interrogée est progressiste, plus elle démontre une volonté d’appliquer une discrimination, et paradoxalement, elle croit de manière aussi éleveé que les conservateurs ne font pas face à un climat hostile dans les milieux académiques.

En 2007, un rapport des sociologues Neil Gross et Solon Simmons démontrait que 80 pourcent des professeurs de psychologie dans les universités d’élite (Ivy League : les huit universités américaines les plus prestigieuses, dont Columbia, Princeton, Yale et Harvard) et non-élite étaient des électeurs du parti démocrate. D’autres études révèlent que de 5 à 7 pourcent de ces facultés sont ouvertement républicains. Cependant, environ 20 pourcent de la population générale est progresssite et 40 pourcent est conservatrice.

 [Alors que les pourcentages sont plus élevés concernant les conservateurs dans les facultés d’économie], la plus grande fracture survient dans les domaines issus des sciences sociales, le terrain disputé des « guerres culturelles » dans le milieu académique. Au niveau des sciences sociales, près de 90 pour-cent se sont identifiés comme étant des progressistes et seulement 4 pourcent comme des conservateurs.

Par définition, les psychologues sociaux performent des recherches sur les questions sociales, précisément dans les domaines qui sont extrêment progressistes. Ne vous attendez donc pas à ce que des chercheurs prennent en considération la question raciale sur la criminalité ou sur les variations en aggressivité des différents groupes ethniques.

Les auteurs ont remis en question les recherches de Jonathan Haidt qui affirmaient qu’un grand nombre de psychologue sociaux sont progresssites, mais ils ont finalement étendu les résultats de Haidt (ici et ici). Haidt a souligné que la psychologie sociale est devenue une communauté morale tribale dans laquelle ceux qui critiquent publiquement les attitudes progressistes sont considérés « moralement défectueux » et deviennent des cibles de choix pour l’exclusion. De cette façon, comme l’ont noté Inbar et Lammers, le faible nombre de conservateurs qui constituent cette minorité silencieuse de la psychologie sociale ne peuvent pas constituer un contre-poids face à l’attitude progressiste de leurs collègues.

Il y a un texte que j’ai écrit qui stipule que le biais progressiste des sciences sociales est le résultat du déplacement de l’ancienne élite dominante anglo-saxonne (wasp) par une élite juive empreinte d’une perspective plus gauchiste (Why are Professors Liberals? — A Corroboration of The Culture of Critique. The Occidental Quarterly, 10(2), Summer 2010). Le texte est essentiellement un commentaire à propos d’un article rédigé par deux sociologues, Neil Gross et Ethan Fosse. L’emphase est mise sur des questions juives et ma propre expérience en tant qu’ « hérétique » face aux attitudes progressistes très présentes dans le milieu académique. Les points principaux sont :

  • À cause du prestige associé au monde des sciences en général, les sciences sociales constituent une force déterminante dans la façon dont nous nous percevons. La psychologie sociale, oeuvrant sur les thèmes comme la discrimination et les attitudes inter-raciales, est au milieu de la construction de l’opinion des élites sur tout ce qui concerne la race, l’ethnicité, l’immigration, etc.
  • Étant donné que les points de vue gauchistes sont établis dans les milieux académiques, les progressistes s’autosélectionnent pour devenir enseignants, alors que les conservateurs se rendent compte qu’ils vont devoir cacher leurs opinions afin de maintenir leur position. Le quotient intellectuel n’est donc plus important.
  • Les universités étaient relativement progressistes même avant les années 1930, mais il y a eu un tournant vers la gauche encore plus prononcé avec la montée des universitaires juifs. Ce phénomène a été particulièrement plus prononcé au cours des années 1960 même si l’anthropologie boasienne avait déjà pavé la voie dès les années 1920 en dominant le domaine de l’anthropologie.
  • L’univers académique est hiérarchisé, appliquant une influence de type « top-down ». Les institutions élitistes (comme la Ivy League) sont capables de dominer l’image des professeurs idéaux (le progressisme politique est un critère de cette condition idéale de l’image), elles sont aussi capable de surveiller le monde académique pour s’assurer que les attitudes non-progressistes soient exclues ou du moins marginalisées. L’ouvrage de Inbar et Lammers sur la discrimination de la part des progressistes supporte clairement cette dernière proposition. De cette façon, les enseignants élitistes sont d’un intérêt particulier de la part de l’establishment progressiste, ce qui explique la diabolisation des intellectuels tels que E. O. Wilson (fondateur de la sociobiologie qui affirme que la culture est moins importante que l’on croit pour son rôle sur le comportement humain), John Mearsheimer et Stephan Walt (ouvrage sur l’influence du lobby israélien sur la politique étrangère américaine), et John Watson (fondateur du behaviorisme en psychologie).
  • Les Juifs sont sur-représentés dans le milieu académique, en particulier dans les sciences sociales des institutions élitistes. De cette manière, ils ont exercé une influence disproportionnée dans la création de l’image idéal des attitudes et des comportements des enseignants.
  • Les attitudes des intellectuels juifs sont bien à gauche des attitudes des Américains en général mais entièrement en ligne avec celles de la communauté juive. Comme l’ont noté Inbar et Lammers, autour de 40% des américains se décrivent comme conservateurs, bien au-delà des 10% qui se décrivent comme tel dans les milieux académiques. Au cours des élections de 2008, 80% des Juifs ont voté pour Obama, comparativement à 40% des euro-américains. L’identification de la communauté juive avec la gauche politique tire ses origines au 19e siècle et est demeuré constant au sein de la dispora occidentale. Au cours de la décennie des années 1960, le radicalisme politique était courant au sein de la communauté juive et il a exercé une influence considérable sur l’environnement intellectuel des collèges élitistes (voir ici). La communauté juive, incluant les professeurs, continue d’être bien à gauche sur les questions sociales qui concernent les américains blancs.
  • Le  rôle des Juifs dans le changement de la culture académique est consistante avec d’autres intellectuels. Par exemple, l’historien David Hollinger ammène notre attention vers une « intelligentsia séculaire, de plus en plus juive et décidément gauchiste qui se base surtout mais non exclusivement dans le domaine de la philosophie et des sciences sociales ». Il note « la transformation ethnoreligieuse de la démographie des milieux académiques américains par les Juifs » (p.4, voir citation au bas de la page) durant la période allant de 1930 à 1960, de même que l’influence de la communauté juive sur la tendance vers la sécularisation de la société américaine et son avancement vers l’idéal du cosmopolitisme.
  • Gross et Fosse souscrivent à la théorie du changement culturel (comme je le fais, voir Evolution, Psychology, and a Conflict Theory of Culture. Evolutionary Psychology, 7(2). 208–233 (2009). Ils proposent trois caractéristiques pour expliquer le succès des mouvements intellectuels : (1) Ceux qui sont impliqués dans le mouvement ont une critique, ils veulent émettre une plainte. (2) Ils sont capables de former des réseaux avec une forte cohésion. (3) Ils ont accès aux plus prestigieuses institutions académiques.
  • Ces thèmes sont présents dans The Culture of Critique. Les Juifs émettaient des plaintes en rapport à leur sentiment d’exclusion dans la société homogène, blanche et chrétienne des États-Unis). Ils ont été capables de former des réseaux avec un haut niveau de cohésion notamment en se citant et en se promouvant mutuellement. Refletant l’importance dans institutions élitistes pour assurer le succès des mouvements intellectuels, les Juifs avaient accès aux plus prestigieuses institutions académiques.
  • Finalement , l’article indique aussi des développements parallèles dans le monde académique où les Juifs créaient des alliances avec les non-blancs et les blancs qui avaient aussi des plaintes contre le système (homosexuels, féministes radicales). Dans un monde élargi, l’alliance des Juifs avec les non-blancs signifie que les organisations juives ont été une force prédominante dans la création d’une Amérique ayant une minorité blanche et de leur implication dans la promotion des noirs et d’autres minorités. Dans le monde académique, la montée de la nouvelle élite juive a été rapidement suivie par l’instauration des départements universitaires axés sur les minorités et les comportements sexuels (Black studies, queer studies, etc.). Collectivement, ces départements exercent une quantité significative de pouvoir au sein des universités; ils sont des promoteurs fiables pour les idées de gauche et de l’idéologie multiculturelle.
  • L’habileté de la gauche pour discriminer lors de l’embauche et pour faire de la  promotion signifie qu’il y a une haute inertie dans le système.

Un autre point qu’il faut soulever mais qui n’est pas dans mon article est que le monde académique est international. À cause du grand nombre de chercheurs et de ressources affectées à la recherche, les sciences sociales américaines ont eu un rôle de leader à travers le monde. Ouvrez n’importe quel ouvrage des sciences sociales, que ce soit un livre américain ou autre, et vous remarquerez que la majorité des recherches citées proviennent de professeurs américains, et en seconde place, loin derrière, de britanniques.

Les attitudes dans les institutions académiques élitistes dans les États-Unis sont dès lors devenus un idéal pour l’ensemble des sciences sociales en Occident. Les chercheurs progressistes de d’autres pays sont les bienvenus dans les sociétés académiques. Mais si, par exemple, une société académique norvégienne commençait à faire la promotion de la recherche et de l’enseignement avec de solides connotations ethnonationalistes, elle serait expulsée des sociétés académiques internationales et serait bannie aux États-Unis. La structure hiérarchique et internationale des sociétés académiques les rendent particulièrement attirantes et précieuses en tant que ressources pour la compétition ethnique. Les Juifs ont compris cela et y ont tiré beaucoup de profit.

Le résultat est que l’université, en tant qu’insitution prestigieuse et élitiste, est devenue un point central dans la manifestation d’une élite hostile qui domine les États-Unis et l’Occident.

Hollinger D. A. (1996). Science, Jews, and Secular Culture: Studies in Mid-Twentieth- Century American Intellectual History. Princeton, NJ: Princeton University Press.

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